Heinrich Ignaz Franz von BIBER

(1644 - 1704)

LITANIAE DE SANCTO JOSEPHO

REQUIEM À 15

 

Johann Heinrich SCHMELZER

(1623 - 1680)

MISSA NUPTIALIS 

La Chapelle Vocale de Lausanne

 

Ensemble Vocal de Poche - Genève

Gyslaine Waelchli et Cristiana Presutti, sopranos

Josquin Gest, alto

Stephan Van Dyck et Simon Jordan, ténors

Frederik Sjollema et Philip Nielsen, basses

 

Ensemble Baroque du Léman

 

Direction: Gonzalo Martinez

 

 

Abbatiale de Romainmôtier 

Dimanche 9 octobre 2016 - 17h00

 

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Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704)

 

Heinrich Ignaz Franz von Biber est né à Wartenberg en Bohême (actuellement Stráž pod Ralskem, République tchèque). On connaît peu de chose sur sa jeunesse, si ce n’est qu'il pourrait avoir étudié au Gymnase des Jésuites à Opava en Bohême, et qu'il avait peut-être reçu son éducation musicale par un organiste local.

 

Avant 1668, Biber a travaillé à la cour du prince Johann Seyfried von Eggenberg à Graz, puis a été employé par le prince-évêque d'Olomouc, Karl II von Liechtenstein-Kastelkorn, à Kromeríž dont il devient le maître de chapelle.

 

Biber jouissait apparemment d'une bonne réputation, et ses compétences de violoniste étaient hautement reconnues.

 

A l’été 1670, le prince-évêque Karl II délégua Biber à Absam, près d'Innsbruck, afin de négocier avec le célèbre fabricant d'instruments Jacob Stainer l'achat de nouveaux instruments pour l’orchestre.

 

Biber n'a jamais contacté Stainer, mais en lieu et place est entré au service du prince-archevêque de Salzbourg, Maximilian Gandolph von Künburg.

 

Par le fait du lien d’amitié qui unissait Karl et Maximilian, l'ancien employeur de Biber s’est abstenu de toute action contre lui. Cependant, très blessé par la décision du compositeur, Karl II a attendu jusqu'à 1676 pour émettre officiellement les documents de libération de son engagement.

 

Ses carrières musicale et sociale prospérant, il publia sa musique dès 1676.

 

En 1679, il devient vice-maître de chapelle à Salzbourg avant d’en devenir titulaire en 1684.

 

En 1690, Biber est anobli par l'Empereur Léopold Ier et devient Biber von Bibern.

 

Enfin, le nouveau prince-archevêque de Salzbourg, Johann Ernst von Thun, nomme Biber grand intendant, rang social le plus élevé qu’atteindra Biber.

 

Heinrich Ignaz Franz von Biber demeurera dès lors à Salzbourg jusqu’à la fin de sa vie.

 

Il y décédera en 1704 et fut inhumé au Petersfriedhof.

 

En tant que compositeur, il a œuvré dans le domaine de l’opéra et dans celui des œuvres vocales sacrées, laissant ici des partitions marquantes comme ses Requiem ou sa Missa Bruxellensis, ainsi que la monumentale Missa Salisburgensis à 53 voix, un des sommets de la musique polyphonique baroque.

 

Mais c’est à l’évidence sa production instrumentale, tout à la gloire du violon, qui tient la première place.

 

Il convient de mentionner tout particulièrement les célèbres Sonates du Rosaire, absolu chef-d’œuvre utilisant le procédé de la scordatura - technique consistant à accorder l’instrument de différentes façons pour « en étendre la tessiture » -, et qui lui valent une très haute reconnaissance, de par son originalité et par tout ce qu’elles auront apporté au développement de la technique de cet instrument.

 

Johann Heinrich Schmelzer (1623-1680)

 

Johann Heinrich Schmelzer est né à Scheibbs en Basse-Autriche. On ne sait également que peu de choses sur sa jeunesse et de quelle manière il a acquis son éducation musicale. Ses activités avant 1643 sont également inconnues. On trouve une première mention à son sujet dans un document datant du 28 juin 1643 relatif à son premier mariage, dans lequel il apparaît en tant que cornettiste à la cathédrale Saint-Etienne de Vienne.

 

La date de son arrivée à Vienne est inconnue, mais il a probablement travaillé à la chapelle de la cour de l’Empereur Ferdinand II de Habsbourg à la fin des années 1630, puis après 1637 à celle de l’Empereur Ferdinand III de Habsbourg.

 

Les compositeurs associés à Johann Heinrich Schmelzer à la chapelle de la cour étaient Johann Jakob Froberger, Giovanni Valentini, et Antonio Bertali.

 

Johann Heinrich Schmelzer a été officiellement nommé violoniste de la cour en 1649. Les connaissances relatives à sa situation et ses activités sont incomplètes. Apparemment, il accède à la notoriété en tant que virtuose violoniste et compositeur. Il entretenait une relation privilégiée avec l'Empereur Léopold Ier de Habsbourg, grand protecteur des Arts et lui-même compositeur.

 

Johann Heinrich Schmelzer a commencé à publier sa musique dès 1659. Le 13 avril 1671, il est nommé vice-maître de chapelle et le 14 juin 1673, l'Empereur Léopold Ier de Habsbourg l’anoblit, et devient ainsi Johann Heinrich Schmelzer von Ehrenrüf.

 

Finalement, le 1er octobre 1679, après le décès de son prédécesseur, Giovanni Felice Sances, Johann Heinrich Schmelzer devient maître de chapelle à la cour impériale.

 

Après avoir fui la ville de Vienne en proie à une épidémie de peste, il décède malgré tout de cette maladie à Prague le 20 mars 1680.

 

La notoriété de Schmelzer est associée au violon et la composition d’œuvres pour cet instrument qui, à l'époque, était dominé par les Italiens.

 

Un voyageur parlait de lui en 1660 comme « l’un des plus éminents violonistes dans toute l'Europe ».

Les Sonatae Fidium unarum, datant de 1664, étaient la première collection de sonates d’une grande et brillante virtuosité pour violon et basse continue à être publiées par un compositeur germanophone.

 

Outre ses œuvres instrumentales, Schmelzer composa notamment dix messes, des vêpres à la Vierge - Vesperae brivissimae de beatissimae virgine et de apostoli – ainsi que l’émouvant Lamento sopra la morte di Ferdinando III.

 

Sans les travaux de Schmelzer, les chefs-d'œuvre composés plus tard par son élève Heinrich Ignaz Franz von Biber ou encore par Johann Jakob Walther n'auraient sans doute pas vu le jour.